Déjeuners des gras boulets

Les déjeuners des gras boulets

Nous nous installâmes tous dans cette brasserie cossue du 15ème arrondissement de Paris. La stagiaire du mois d’août et moi-même furent instantanément casées en bout de table. Les déjeuners d’affaire étaient manifestement une affaire d’hommes…

Une fois les apéritifs, entrées, plats, vin et autres victuailles commandés la discussion s’orienta vite sur les affaires politiques du pays du Maghreb dont le gérant d’ABSel est issu. Trois autres citoyens de ce pays étaient de la partie et tous étaient ravis d’abreuver nos 4 fournisseurs potentiels d’histoires exotiques et impressionnantes tout en affichant un sourire serein indiquant qu’eux-mêmes étaient bien au-dessus de considérations typiques du citoyen lambda.

Nordine: « Les gens descendent dans la rue ces derniers temps, ils espèrent un changement de politique mais nous savons qui tient les rênes et ce n’est pas en changeant la tête au sommet que quoique ce soit évoluera réellement. La particularité chez nous est que la personne à la tête du pays ne sert absolument à rien en politique intérieure« 

Fournisseur: « Oh beh attendez si vous voulez parler de dirigeants qui ne servent à rien on peut vous parler de François Hollande alors!! On veut même bien vous l’échanger! » Hilarité générale. Oui il est toujours de très bon ton dans les déjeuners d’affaire de jeter toute personne de gauche aux fauves , ça dévoile un terrain d’entente joué d’avance, c’est pratique et ça soulage.

Nordine: « Ah non merci lui alors vous pouvez vous le garder!! On préfère encore notre hurluberlu!! Ah mais par contre on veut bien vous prendre Nicolas Sarkozy, ça avec grand plaisir!! »

Fournisseur: « Remarquez à ce jeu-là moi je préfère encore prendre sa femme, à Nicolas Sarkozy! » Tout le monde se précipite pour boire quelques gorgées de vin en plus tout en s’esclaffant et renchérissant, ce déjeuner se présente tellement divinement bien, tout le monde est sur la même ligne.

Nordine: « Je l’aime bien aussi le petit Macron remarquez, mais alors là on laisse sa femme en France, on n’en a pas besoin« 

Fournisseur: « En même temps il parait que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures« . Tout le monde a alors vraiment pris le temps de rigoler quelque temps, cette blague était trop délicieuse.

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